MACAO ET HONG-KONG

Publié le par TINA + OLIVIER



MACAO


Un bordel construit sur un casino desaffecté.
Nous arrivons dans une ville étouffante, à l'architecture coloniale portugaise inexistante. Une ville qui nous paraît d'emblée triste. Nous cherchons un hotel et pénétrons dans des corridors infects, aux odeurs tenaces. Nous sommes parfois accueillis par une maquerelle qui nous gueule un ''No! Full!'', alors que, assises dans l'escalier, une grappe de filles refait le monde. Pas très gaie, la Macao. Seul hotel habitable, une sorte de 2 étoiles basique nous accueille, nous délestant au passage de la révoltante somme de... 76 euros!!!

Les restaurants semblent tous parfaitement dégueulasses et c'est, encore une fois, chez les gros Starbucks que nous osons nous alimenter, principalement de pain grillé et café. Nous essaierons tout de même un resto de quartier acceptable (poule bouillie et chou), orné de magnifiques aquariums surpeuplés; une anguille souple (malgré ses 20kg) tentera même de s'évader : telle une Bubka marine, elle franchit son mur de verre et retombe sur le sol, très proche de nous, et commence à serpenter dans le resto, visiblement à la recherche d'une poule bouillie à gober.
Dangereuse, crade et laide la Macao, définitivement chinoise.



HONG-KONG


HK est un concentré : de béton, de gens, de shopping malls. Jamais nous n'avions senti une telle densité; chaque pas dans la rue est un combat, ne pas se faire piétiner par des teenagers pris dans leur mobile ou leur PSP devient notre mission quotidienne. Nous apprenons vite à nous déplacer dans cette forêt de buildings et copions vite le mode de vie HK : flaner de shopping malls en IT malls, comparer les prix, marchander, etc...Quand nous fatiguons, nous retrouvons nos alter ego bridés au Starbucks ou Pacific Coffee, autour d'un sandwich au prix parigot-scandinave. Eh oui! HK a tout pris de la Chine, sauf les prix toujours ancrés dans le capitalisme occidental. Je tiens ici à citer le meilleur resto de HK : le resto de l'hotel IBIS propose une bouffe inégalable à des prix continentaux.



Mais la beauté de HK est principalement nocturne, quand ses milliers de tours s'illuminent. La vue de Kowloon est vraiment stupéfiante; même Tina, pour qui les USA n'ont aucun secret, semble impressionnée. La vie nocturne, elle, n'est pas à la hauteur de la vue nocturne : pauvre, elle se résume à quelques bars à expats et chinois friqués; les terrasses sont rares. Définitivement chinoise.
Bref, ici, on vient pour acheter. Principalement de l'électronique toutefois : le reste (fringues, babioles, musique, etc...) n'est que couillonnades.
Une surprise néanmoins : nous avons cotoyé l'alternatif HK, il existe en vrai!! Nous avons participé à la première édition du Silvermine Bay Festival, sur l'ile de LANTAU. Du punk de HK, sympa et frais. Gratuit, le festival a rassemblé près de 40 personnes sur la plage.

En parlant de bouffe, je dois dire qu'une idée avait commencé à germer dans ma tronche, dès Macao : lorsque Bubka l'anguille a tenté de nous étrangler, je me suis pris à rêver d'Ukraine et de PECO. Abréger nos expériences sino-bridées et revenir à nos premières amours ?


Publié dans CHINE

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