L'ENIGME BANGKOK

Publié le par TINA + OLIVIER

 

Cinq ans après, nous revenons à BANGKOK. Confortablement installés dans un hotel franchouille, la ville est à nous. Mais pourquoi revenir à Bangkok ?
En 2001, cette mégalopole nous avait frappés, un bon gnon dans la tronche : une architecture anarchique, une pollution atmosphérique extrême et d'une douce couleur bleutée qui ferait passer Paris pour un village des Pyrénées, une pollution sonore inégalée, une chaleur étouffante de jour comme de nuit. Bref, une chouette ville.
Et pourtant nous l'avions aimée. Un je ne sais quoi de quelque chose difficile à traduire, un sentiment indescriptible, une séduction incompréhensible.
Nous voulons aujourd'hui comprendre cette singulière attraction, et nous nous en donnons les moyens : 9 jours fous à Bangkok.

A peine arrivés, la magie reprend : pollution effroyable, moiteur suffocante. Mais également sourire thais, restaurants fabuleux, atmosphère sulfureuse.
Tina nous inscrit dans une école de cuisine thaie, que nous fréquenterons durant trois jours. Nusi, le maitre des lieux, nous accueille chez lui, le sourire aux lèvres. Ancien documentariste, il s'est reconverti dans l'initiation à la cuisine familiale. Chaque jour, nous partons avec lui au marché de Silom, dans lequel nous achetons les ingrédients nécessaires aux 5 plats préparés quotidiennement. Chaque plat est, bien entendu, méthodiquement englouti avant de passer au suivant. Autant dire que vers 13h, à la fin des ''cours'', le bide explosé, une sieste s'impose.
Nos papilles désormais expertes sont recompensées par un diplome mérité.
Un constat : à ceux qui croient que la légendaire finesse des silhouettes thaies est due à leur alimentation, nous pouvons témoigner que leur bouffe est farcie de sucre, en quantité incroyable. Nous avons donc posé la question : pourquoi etes-vous si fines ? ''C'est génétique'' nous a t-on repondu.

          

Autre specialité de la capitale siamoise : la confection sur mesure. J'en profite et me fais tailler deux costards chez des tailleurs indiens respectables.

Mais que serait Bangkok sans le LUMPINI Stadium ? Un ring mondialement connu, la mecque des amateurs de MUAY THAI. Ici, les plus grands combattants (thais et étrangers) s'envoient des coups sur la tronche, se défigurent consciencieusement, s'assomment avec art. Nous débarquons dans le chaudron lumpinien un mardi soir (les meilleurs combats) et assistons à 7 ou 8 combats. Dans ce sport violent mais esthétiquement intéressant, le combattant peut utiliser les mains, les pieds, les genoux, pour démolir son adversaire. Malgré les cris incroyables des centaines de parieurs, nous entendons les coups assénés.
Les boxeurs sont petits et légers, mais nous sommes heureux d'être à l'extérieur du ring.

Une chaleur étouffante, même la nuit. Les nuits chaudes de Bangkok nous amènent de nouveau dans ses go-go dancers bars et autres girlies bars, à l'ambiance plutot détendue, et dans lesquels, sans surprise, Tina est souvent la seule blonde.

Fatigués, la peau presque bleue malgré 3 douches quotidiennes, nous voudrions rester encore quelques jours. Nous reviendrons donc pour tenter de résoudre cette énigme. Ou peut-être renoncerons-nous à comprendre et accepterons-nous simplement cette attraction orientale.

Publié dans BANGKOK

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